Dates
27 août 2026 → 30 août 2026
Parcours
Mailly
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Mailly 2026 : l'avant-dernière carte avant le sacre du TF35 Trophy
Quatre jours pour renverser un championnat — ou le verrouiller. Du 27 au 30 août 2026, le Grand Prix de Mailly accueille l'avant-dernière manche du TF35 Trophy sur le Petit Lac. À ce stade de la saison, les compteurs sont serrés, les nerfs à vif, et chaque manche peut redistribuer la hiérarchie. Sur ces catamarans volants de 35 pieds capables de dépasser les 68 km/h, la marge entre le titre et les regrets se mesure en quelques points — et parfois en quelques centimètres de réglage de foil.
Un rendez-vous qui pèse lourd au classement
Organisée historiquement en lien avec le Club Nautique de Versoix, l'épreuve de Mailly s'est taillée une réputation de juge de paix. Les conditions y sont traîtresses : un vent oscillant entre 4 et 15 nœuds, capable de passer du calme plat à la rafale exploitable en quelques minutes. C'est le genre de plan d'eau qui récompense les équipages complets, ceux qui savent autant gérer les trous d'air qu'envoyer la puissance quand la brise se lève.
En 2025, Sails of Change 8 avait dominé l'événement et conforté son avance au général. Mais Sails of Change 10, après un début de régate compliqué, avait arraché le podium sur le fil — rappelant que sur le Léman, rien ne se joue avant la dernière bouée.
Pour 2026, l'arithmétique est limpide. Cinq Grands Prix sont déjà dans les livres — Nyon, Mies, Genève-Rolle-Genève, Bol d'Or, Crans — et seule la finale de Genève en octobre suivra Mailly. Une victoire ici peut virtuellement sceller le trophée. Un faux pas, et tout se rejouera dans un mois.
Format et défis techniques : le Petit Lac ne pardonne pas
Le parcours de type « banane » — au vent, sous le vent — favorise la vitesse pure et la qualité des manœuvres en vol. Le rythme est intense : jusqu'à cinq manches par jour, enchaînées sans répit.
- Vent variable : la plage de 4 à 15 nœuds impose un choix permanent entre prudence dans le petit temps et agressivité dès que les rafales autorisent le foiling continu
- Précision chirurgicale : les TF35, catamarans de 15 mètres dotés d'un système d'assistance au vol semi-automatisé, ne tolèrent aucune approximation — un mauvais angle de foil, une pénalité de poids (la jauge impose un équipage entre 450 et 500 kg), et c'est la dégringolade au classement
- Courses courtes, départs décisifs : sur des manches aussi rapides, l'avantage au coup de canon est souvent irréversible, l'air perturbé rendant les remontées extrêmement coûteuses
Les six équipages en lice
Le plateau, compact et expérimenté, ne compte aucun figurant.
- Sails of Change 8 (SUI 8) — Yann Guichard / Duncan Späth : leader du classement provisoire, l'équipage affiche une régularité redoutable avec des victoires à Mies, au Bol d'Or et à Crans. Le favori logique.
- Ylliam 17 (SUI 17) — Julien Firmenich : vainqueur du GP de Nyon, constant depuis le début de saison. C'est le challenger le mieux placé pour renverser la table.
- Sails of Change 10 (SUI 10) — Duncan Späth / Yann Guichard : l'outsider capable de coups d'éclat — deuxième au Bol d'Or et à Genève, cette équipe peut surgir au pire moment pour ses rivaux.
- ZEN Too (SUI 4) — Guy de Picciotto : plusieurs podiums au compteur cette saison (deuxième au Bol d'Or, deuxième à Crans), toujours dans le coup quand ça compte.
- Ylliam XII - Comptoir Immobilier — Bertrand Demole : une saison en dents de scie, mais une capacité à surprendre, comme lors de sa deuxième place à Nyon.
- X-WING (SUI 888) : l'équipe en progression, susceptible de bousculer le milieu de flotte et de voler des points précieux aux prétendants au titre.
Retrouvez les fiches détaillées des bateaux engagés sur spencer.club.
Les trois clés de la victoire
Maintenir le vol coûte que coûte
Sur un plan d'eau souvent plat, la capacité à rester en foiling dans les transitions — virements, empannages, passages de risée — fera la différence. Au-delà de 30 nœuds de vitesse, chaque manœuvre devient une opération à haut risque où le moindre décrochage coûte des longueurs de bateau.
Zéro avarie
Les systèmes de foils sont le talon d'Achille des TF35. Un bris mécanique, un capteur défaillant, et c'est une manche — voire une journée — qui s'envole. La préparation technique en amont du Grand Prix sera aussi décisive que le talent à la barre.
Gagner le départ
Avec des courses aussi courtes, le premier bord dicte souvent le résultat. Les barreurs qui maîtrisent le timing au coup de canon et choisissent le bon côté du plan d'eau prendront une option immédiate sur la victoire de manche.
Rendez-vous le 27 août
Dès le premier jour, on saura si Sails of Change 8 peut mettre un genou à terre au classement général ou si Ylliam 17 a les moyens de relancer la course au titre. Quatre jours de régates, jusqu'à vingt manches possibles, et un championnat qui se jouera peut-être ici, sur les eaux du Petit Lac, avant même la finale genevoise d'octobre.
Suivez l'actualité de cette course et le calendrier complet de la saison TF35 sur spencer.club.

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