Dates
2 octobre 2026 → 4 octobre 2026
Parcours
Geneva
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Trois jours pour un titre : le Geneva Grand Prix clôture la saison TF35
La rade de Genève, le Jet d'Eau en toile de fond, des catamarans volants qui frôlent les 25 nœuds dès la ligne de départ. Du 2 au 4 octobre 2026, le Geneva Grand Prix accueille l'ultime acte de la saison TF35 — celui où le classement général se fige et où les regrets n'ont plus cours.
Du D35 au TF35 : un héritage réinventé
Pendant seize ans, la classe D35 a régné sur le Léman, forgeant des générations de régatiers dans l'art du placement tactique au ras de l'eau. Puis le foiling a tout changé. Popularisé par la Coupe de l'America, le vol sur foils a imposé une refonte complète de la flotte.
Le TF35, lancé en 2020, décolle dès 7 nœuds de vent au près et 9 nœuds au portant. La course ne se joue plus seulement à plat : elle intègre désormais une dimension verticale, une gestion permanente de la stabilité de vol, et des vitesses qui peuvent tripler celle du vent réel. Le Grand Prix de Genève en est le terrain de jeu le plus exigeant.
Une arène urbaine comme nulle part ailleurs
Le terrain
La compétition se déploie dans le Petit Lac et la rade de Genève. Plan d'eau cerné par la ville d'un côté, le relief du Jura de l'autre — les effets de site sont marqués, les risées imprévisibles, les refus violents.
Le format des parcours
Les régates se courent en parcours "banane" (au vent / sous le vent), un format qui multiplie les manœuvres, les départs explosifs et les duels bord à bord. Les bateaux capables d'atteindre trois fois la vitesse du vent rendent chaque croisement spectaculaire.
Un spectacle accessible
Rares sont les grandes épreuves de voile où le public voit tout depuis les quais. À Genève, les catamarans volent à quelques centaines de mètres des rives. Pas besoin de jumelles.
Un règlement taillé pour la régularité
Le TF35 Trophy ne récompense pas les coups d'éclat isolés. Il écrase les irréguliers.
- Jusqu'à 3 courses par jour, soit 9 manches potentielles sur le week-end
- Scoring Low Point : 1er = 1 point, 2e = 2 points… un discard possible après un certain nombre de manches validées
- Fenêtre de vent : départs entre environ 5 et 25 nœuds — la conception du TF35, prévu pour décoller tôt, minimise les jours blancs
- Départs au reaching ou au près, timing à la seconde, ligne franchie à pleine vitesse
Une avarie, un départ raté, un empannage manqué en fin de week-end : le podium bascule. En finale de saison, la fatigue des matériaux autant que celle des équipages pèse dans chaque décision.
Les forces en présence : qui peut gagner ?
Sails of Change 8 — Yann Guichard
L'équipe à abattre. Vainqueur du TF35 Trophy 2025 avec une autorité rare — quatre victoires d'étape dont le Bol d'Or Mirabaud — l'équipage de Yann Guichard et Dona Bertarelli vise le doublé. Leur marque de fabrique : une régularité métronomique, du petit temps à la Bise musclée.
Realteam Sailing
Le rival historique. L'équipe suisse connaît le lac par cœur, capable de coups d'éclat manche par manche. Toujours aux avant-postes quand le classement se resserre.
Sails of Change 10 — Duncan Späth
La montée en puissance de la jeune garde. Troisième au général 2025, cet équipage affiche une progression fulgurante. Trouble-fête crédible pour la victoire d'étape.
Les outsiders
- Ylliam, sur le podium du Bol d'Or 2025
- Zen Too, vainqueur du GP de Mailly 2025
- Alinghi Red Bull Racing, fort de l'expérience America's Cup mais en quête d'un podium final après une saison 2025 frustrante
Octobre sur le Léman : le facteur inconnu
Naviguer à Genève début octobre, c'est accepter l'incertitude. Les données climatiques dessinent un paradoxe : le lac peut rester un miroir pendant des heures ou se transformer en champ de bataille en quelques minutes.
- Vent moyen autour de 5-6 nœuds (~10 km/h) — la limite basse du foiling. Certaines manches pourraient se courir en mode archimédien, coques dans l'eau, où la tactique pure reprend ses droits
- ~45 % du temps offre des vents de 5 à 10 nœuds, idéal pour des régates serrées et techniques
- Seulement ~10 % du temps au-dessus de 15 nœuds
Mais quand la Bise se lève — ce vent de Nord-Est canalisé entre Jura et Alpes —, l'effet Venturi sur le Petit Lac propulse les rafales entre 15 et 25 nœuds, accompagnées d'un clapot court et cassant, cauchemar pour les appendices des foilers. Savoir performer dans le petit temps sera probablement la clé. Savoir survivre à la Bise, le bonus décisif.
Ce qui se joue au-delà de la ligne d'arrivée
La finale du championnat. Dernière étape du calendrier TF35, le Geneva Grand Prix distribue les points définitifs. Si l'écart entre les deux premiers reste serré — scénario récurrent entre Sails of Change et Realteam — chaque virement, chaque choix de côté du plan d'eau pèsera sur le titre.
Une vitrine pour la classe. Clôturer la saison devant le Jet d'Eau, c'est offrir aux partenaires et au grand public la preuve que le foiling lémanique tient ses promesses : spectacle, fiabilité, intensité.
Le laboratoire de 2027. Pour les équipes hors course au titre, ce Grand Prix sert déjà de banc d'essai — nouvelles configurations d'équipage, réglages inédits, prise de risque assumée avant l'intersaison.
Retrouvez le calendrier complet de la saison TF35 sur spencer.club.

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