Retour au calendrier

2026

52 Super Series Valencia

Dates

5 octobre 2026 → 10 octobre 2026

Parcours

Valencia


Dix-sept points d'avance et tout reste à jouer

Sled mène la 52 Super Series 2026 avec 120 points. Derrière, Platoon Aviation pointe à 137 et Alkedo Cetilar à 140. Deux étapes restent à disputer. La dernière se tiendra à Valencia du 5 au 10 octobre. Et l'histoire récente de ce circuit prouve qu'une avance de 17 points ne vaut strictement rien tant que la dernière ligne de départ n'a pas été franchie.

En 2024, Platoon avait remporté la régate valencienne avec 28 points, devant Provezza à 31 et Phoenix à 37. Pourtant, c'est Quantum Racing qui avait décroché le titre général — avec un seul point d'avance, 207 contre 208. Un point. Sur une saison entière. La finale 2026 portera ce même poids.

Une classe née du rejet du handicap

Le TP52 s'impose en Europe à partir de 2005, dans un contexte de lassitude envers les courses IMS et les bateaux de grand prix conçus pour le handicap. L'idée fondatrice est simple : des monocoques rapides, proches en performance, suffisamment ouverts pour laisser une marge aux architectes et aux équipes, mais régis par une box rule stricte qui garantit une course en temps réel.

Le circuit 52 Super Series prend le relais de la TP52 MedCup, interrompue en 2011 après le retrait de son sponsor principal. Trois propriétaires — Doug DeVos, Alberto Roemmers et Niklas Zennström — décident de maintenir la flamme. La série est fondée en 2012 et lance sa première épreuve au Trofeo Conde de Godo, à Barcelone.

Valencia n'est pas un lieu nouveau pour ce circuit. En 2015, la première étape de la saison y avait réuni 12 bateaux, juste après l'évolution de la règle qui avait provoqué le lancement de neuf nouvelles coques. En 2024, la ville a servi de juge de paix dans une lutte pour le titre à un point. La finale 2026 s'inscrit dans cette lignée.

TP52, pas IRC : une précision essentielle

La fiche de l'épreuve mentionne la classe IRC, mais la réalité sportive est tout autre. Les bateaux engagés sont des TP52, soumis à une box rule qui encadre longueur, déplacement, tirant d'eau et surface de voilure. La course se dispute en temps réel, sans aucune allocation de handicap.

La différence est fondamentale. Des IRC52 peuvent être autorisés comme wild cards et concourir pour le trophée de l'épreuve, mais ils ne marquent pas pour les trophées généraux de la 52 Super Series ni pour le championnat du monde TP52. La box rule n'est pas une monotypie stricte pour autant : elle autorise des développements sur les formes de coque, les appendices, la construction et le gréement. Le gain se construit par petites améliorations, par la qualité des manœuvres, par la capacité à adapter le bateau au plan d'eau du jour.

Dix courses maximum, zéro discard

Le règlement 2026 fixe un plafond de 10 courses par épreuve. Le classement suit le Low Point System de l'appendice A4 des Racing Rules of Sailing, sans aucun résultat éliminé. Une contre-performance à Valencia ne disparaît pas. Chaque manche compte, chaque place pèse.

Le programme quotidien donne une structure claire à la semaine :

  • Lundi 5 octobre — Entraînement, 13h00-17h00
  • Mardi 6 au jeudi 8 octobre — Jours de course 1 à 3, 13h00-17h00
  • Vendredi 9 octobre — Jour 4, 14h00-17h00
  • Samedi 10 octobre — Jour 5 et clôture, 11h30-17h00

Le départ avancé du samedi et la plage élargie laissent au comité de course la possibilité de boucler les dernières manches si la météo a imposé des reports en début de semaine. Les Event Sailing Instructions pourront modifier zones et horaires en fonction des conditions.

En cas d'égalité au classement général de la saison, c'est le score de la dernière épreuve qui départage, puis celui de la dernière course. Valencia n'est pas seulement la dernière étape — elle est le tie-break ultime.

Un parcours encore à dessiner

La fiche officielle indique Valencia → Valencia : départ et arrivée rattachés au même site, au Club de Vela Valencia Mar. Mais aucun layout de parcours, aucune position de marque, aucune distance n'ont été publiés à ce stade. Les courses au vent-sous-le-vent (WL) sont prévues, avec une journée d'entraînement officielle avant la compétition.

Cette incertitude n'est pas un défaut — c'est une donnée tactique. Impossible de savoir encore si la finale récompensera la vitesse au près, la relance après les virements ou la lecture des effets de site. Les équipes qui maîtriseront le dialogue entre navigateur, tacticien et barreur transformeront ce flou en avantage.

Les équipes qui pèseront sur le dénouement

La flotte 2026 compte jusqu'à 15 bateaux issus de 11 nations. La liste de départ définitive pour Valencia n'est pas encore confirmée, mais le classement provisoire dessine les rapports de force.

Le trio de tête :

  • Sled (120 pts) — L'équipe de Takashi Okura, championne du monde 2021, occupe la position de leader. Dix-sept points d'avance, c'est confortable sur le papier. C'est fragile dans un système sans discard.
  • Platoon Aviation (137 pts) — Harm Müller-Spreer et un équipage titré champion du monde en 2017, 2019 et 2023. L'expérience des fins de championnat serrées est leur arme principale.
  • Alkedo Cetilar (140 pts) — Le projet d'Andrea Lacorte est identifié comme l'un des bateaux les plus rapides du plateau. La question : convertir cette vitesse en régularité sur les deux dernières étapes.

Les outsiders crédibles :

  • PAPREC (157 pts) — L'équipe française de Jean-Luc Petithuguenin reste dans le coup.
  • No Way Back (165 pts) — Pieter Heerema peut profiter d'une série de manches irrégulières chez les favoris.
  • Trinity (168 pts) — Nouveau projet de Joakim Sundberg, entré dans le circuit en 2026.
  • Provezza (189 pts) — Ergin Imre figurait en tête du classement intermédiaire à Puerto Portals avant de reculer.

Le champion du monde en embuscade :

  • Gladiator (238 pts) — Tony Langley a remporté le titre mondial 2024. Trop loin au général pour viser le trophée de saison, mais capable de peser sur le classement de la régate.

Le projet neuf :

  • Caballo Loco (300 pts) — Nouvelle équipe brésilienne utilisant l'ancien Phoenix 2018, avec Mauro Dottori à la barre et Jorge Zarif à la tactique. Le pedigree olympique de Zarif donne un repère, mais transformer une plateforme récupérée en résultats face à des programmes installés reste un défi d'une autre nature.

Retrouvez le classement complet et les fiches des bateaux engagés sur spencer.club.

Finale d'épreuve contre championnat de saison

Valencia est la cinquième et dernière étape du trophée général, mais elle ne remet pas le titre mondial TP52 — celui-ci se dispute lors d'une épreuve distincte à Porto Cervo, du 15 au 20 juin. Puerto Calero, prévu du 24 au 29 août, constitue l'avant-dernière marche. Les équipes doivent produire un résultat immédiatement à Lanzarote, puis conserver assez de vitesse et de fiabilité pour la finale espagnole.

Le calcul stratégique est limpide. Sur un TP52, la différence se joue en temps réel et souvent à quelques décisions près. Sur une saison sans discard, ces décisions deviennent un capital de points irréversible. Sled peut consolider, Platoon peut renverser, Alkedo peut surgir. Et une équipe peut dominer la régate valencienne tout en échouant au championnat — ou l'inverse.

La Valencia Sailing Week 2026 aura donc deux verdicts à rendre jusqu'au dernier départ : celui de la régate et celui de la saison. Suivez le dénouement sur spencer.club.

club

Ne manquez aucune grande course


Recevez les prochains rendez-vous de la course au large directement par email.

Site officiel

Projets disponibles dans les classes de cette course

Sélection basée sur la/les classe(s) de la course. La participation exacte dépend des inscriptions officielles.

  • Spencer
  • Spencer
  • Spencer

Vous souhaitez contribuer ?

Proposez un événement, un podcast ou un article lié à la course au large.

Une information manquante ou incorrecte ? Signalez-la nous.

Proposer une contribution
club

Ne manquez aucune grande course


Recevez les prochains rendez-vous de la course au large directement par email.