Dates
11 septembre 2027 → 12 septembre 2027
Parcours
Rome
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Rome entre dans la danse du SailGP
Les 11 et 12 septembre 2027, la Ville éternelle accueillera pour la toute première fois une étape du championnat SailGP. Dixième manche d'une saison qui en compte treize, ce rendez-vous romain inaugure un accord triennal avec la capitale italienne. Pas un coup d'essai, donc, mais le début d'une installation durable.
Le SailGP n'est pourtant pas un inconnu sur la péninsule. Taranto, dans les Pouilles, avait ouvert le bal italien les 5 et 6 juin 2021, lors de la deuxième saison de la ligue, puis accueilli de nouveau le circuit en 2023. Rome représente un changement d'échelle : passer d'un port du sud de l'Adriatique à la vitrine de la capitale, c'est affirmer une ambition de visibilité bien supérieure.
Ce que l'on sait — et ce qui reste à préciser
- Date confirmée : 11-12 septembre 2027
- Position au calendrier : étape 10 sur 13, entre Valencia (4-5 septembre) et Rio (9-10 octobre)
- Accord triennal avec Roma Capitale
- Site de course : la presse italienne évoque les eaux d'Ostie et l'installation d'un Race Stadium face au littoral, mais SailGP n'a publié ni plan de parcours ni fiche technique détaillée à ce stade
- Équipages : aucune feuille de départ officielle n'est disponible
La prudence s'impose. Le cadre est posé, le contenu sportif reste à remplir.
Les F50, machines volantes standardisées
Le spectacle repose sur une arme redoutable : le F50, catamaran à foils de 50 pieds capable de dépasser les 100 km/h. Six équipiers se partagent le cockpit — driver, stratégiste, wing trimmer, flight controller et deux grinders — dans un ballet d'une intensité physique et cognitive extrême.
La particularité du SailGP tient à la standardisation des bateaux. Tous les F50 sont identiques. Pas de course à l'armement technologique, pas de budget R&D qui fausse la donne. La différence se joue dans la tête, dans les mains, dans la coordination collective. Chaque choix tactique, chaque réglage d'aile, chaque dixième de seconde de réactivité du flight controller peut faire basculer une manche.
Le format : cinq manches pour se qualifier, une finale pour trancher
Chaque Grand Prix suit une mécanique en deux actes. Cinq courses de flotte d'abord, où les points s'accumulent selon un barème dégressif (10 points pour le premier, 9 pour le deuxième, jusqu'à zéro pour les deux derniers). Les trois équipes les mieux classées à l'issue de ces cinq manches accèdent à la finale.
Le vainqueur de cette ultime régate empoche 10 points au championnat. Les non-qualifiés se partagent les miettes à partir de 7 points pour la quatrième place.
La logique est implacable : une victoire éclatante suivie de quatre manches ratées ne suffit pas. Le format récompense la régularité autant que l'éclat. En cas d'égalité, c'est le résultat de la course la plus récente qui départage.
À l'échelle de la saison, seules les trois premières équipes au classement général accèdent au Grand Final, dont le vainqueur est sacré champion. Chaque point glané à Rome pèsera dans cette course au podium.
Un projet italien déjà incarné
Si la liste complète des équipes engagées à Rome n'est pas encore publiée, le Red Bull Italy SailGP Team a déjà donné un visage au projet national. Lors de la présentation officielle, plusieurs noms ont été mis en avant :
- Jana Germani, stratégiste
- Enrico Voltolini, grinder
- Jimmy Spithill, CEO de l'équipe — figure médiatique majeure du circuit
- Gian Luca Passi de Preposulo et Assia Grazioli-Venier, propriétaires
Ces repères dessinent les contours d'un projet ambitieux, ancré dans l'identité sportive italienne. Mais entre un organigramme de lancement et une feuille de départ définitive, il y a un pas que seules les annonces officielles pourront franchir.
Côté international, la ligue aligne des profils de très haut niveau — Taylor Canfield, par exemple, sept fois champion du monde, figure actuellement comme driver de l'équipe américaine — mais rien ne permet de confirmer la composition exacte du plateau romain à ce stade.
Retrouvez les fiches des bateaux et équipes engagés sur spencer.club dès que les confirmations tomberont.
Rome dans la zone de turbulences du championnat
Le placement au calendrier n'a rien d'anodin. À la dixième étape, les hiérarchies sont établies mais pas figées. Les écarts au classement général commencent à se cristalliser, et chaque Grand Prix devient un levier — ou un piège.
Pour les équipes en embuscade, Rome offrira l'une des dernières fenêtres pour intégrer le trio qualificatif au Grand Final. Pour les leaders, il s'agira de gérer la pression sans prendre de risques inconsidérés. La double question sera : qui gagne le week-end romain, et qui en sort mieux armé pour la suite ?
Le fait que l'étape se dispute à domicile pour l'équipe italienne ajoute une couche de pression supplémentaire. Naviguer devant son public, dans le cadre d'un accord triennal qui engage l'avenir, transforme chaque manche en examen.
Le stade nautique d'Ostie, promesse et inconnue
Le principe du SailGP est de rapprocher la course du rivage. Les F50 croisent à quelques encablures des spectateurs, dans un format de « stade nautique » qui rend chaque empannage, chaque croisement, chaque touch-down lisible depuis la terre.
À Ostie, cette proximité pourrait offrir un cadre spectaculaire. Mais les conditions locales — régime de vent, courants, bathymétrie — détermineront la qualité du show autant que les choix d'organisation. Tant que les instructions de course, les horaires et la configuration précise du Race Stadium ne sont pas publiés, il est impossible de mesurer comment Rome exploitera cet équilibre entre spectacle et exigence opérationnelle.
L'impact, au-delà du classement
Le SailGP ne se présente pas uniquement comme un circuit de course. La ligue met en avant une Impact League dédiée à la durabilité et revendique une politique d'impact social et environnemental positif. Pour une étape inaugurale installée dans un espace côtier très exposé, ces engagements ne resteront pas longtemps théoriques.
Mobilité des spectateurs, gestion des déchets, empreinte énergétique de l'événement, protection du site : autant de sujets sur lesquels Rome devra produire des résultats concrets, surtout dans le cadre d'un partenariat de trois ans. La crédibilité de la ligue se joue aussi là.
Ce qu'il reste à découvrir
Rome 2027 est une première solidement datée, stratégiquement placée dans la saison et portée par un projet italien identifiable. Mais le passage de l'annonce à la course de référence suppose encore la publication de plusieurs éléments décisifs : plan exact du parcours, horaires des manches, liste définitive des équipes et instructions de course.
Le cadre est planté. Le spectacle reste à écrire. Suivez l'actualité de cette course sur spencer.club.

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