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2026

Oracle Perth Sail Grand Prix

Dates

17 janvier 2026 → 18 janvier 2026

Parcours

Perth


Le "Fremantle Doctor" n'a épargné personne

Dylan Fletcher et son équipage Emirates GBR ont attendu le dimanche pour frapper. Après un samedi anonyme sur les eaux agitées de la rivière Swan, les champions en titre ont aligné trois victoires consécutives — deux courses en flotte puis la finale — pour rafler les 10 points mis en jeu lors de cette manche d'ouverture du Championnat Rolex SailGP 2026, les 17 et 18 janvier à Perth.

Des rafales à 30-35 nœuds, des vagues d'un mètre, des catamarans F50 propulsés à la limite du contrôle : le vent thermique légendaire de Perth a tenu toutes ses promesses, transformant Bathers Beach en arène impitoyable.

Un format qui ne pardonne rien

Le Grand Prix s'est déroulé selon la mécanique classique du SailGP :

  • Samedi : trois courses en flotte pour les 10 équipes nationales
  • Dimanche : deux courses en flotte supplémentaires, puis la Grande Finale réservée au top 3 du classement cumulé
  • Système de points : 10 points au vainqueur de la finale, 9 au deuxième, 8 au troisième — le reste du peloton se répartit les miettes

Chaque position compte, chaque erreur coûte. La Suède l'a appris à ses dépens.

Les mouvements d'intersaison qui ont pesé

Plusieurs équipages ont été redessinés pendant la trêve. Le transfert le plus décisif : l'arrivée de Stuart Bithell, médaillé d'or olympique, au réglage de l'aile chez Emirates GBR en remplacement d'Iain Jensen. Une intégration validée dès la première manche de la saison.

Côté australien, Tom Slingsby a dû faire appel à Glenn Ashby comme remplaçant de dernière minute au sein des BONDS Flying Roos. Chez DS Team France, Quentin Delapierre a misé sur la stabilité — un choix payant puisque les Français se sont hissés en finale.

L'arme secrète des Britanniques ne figurait pourtant sur aucun tableau de transferts : leur contrôleur de vol, Luke Parkinson, résident de Perth. Sa connaissance intime du clapot local et des rotations du Fremantle Doctor a pesé lourd quand les conditions sont montées en puissance.

Jour 1 : collision, casse et domination suédoise

Le samedi a d'abord été celui du chaos. À peine une minute après le départ d'une course, la Suisse et la Nouvelle-Zélande se sont percutées violemment. Les deux F50 ont rejoint la base technique avec de lourds dégâts, condamnant les deux équipes à un week-end de réparations plutôt que de compétition. Un rappel brutal des risques du format à haute vitesse.

Pendant que les mécaniciens s'activaient, Nathan Outteridge et l'équipe Artemis (Suède) ont survolé la journée — au propre comme au figuré — prenant la tête du classement provisoire avec une régularité impressionnante.

Emirates GBR, de son côté, naviguait dans le ventre mou du classement. Rien de spectaculaire. Rien de rassurant non plus.

Jour 2 : le retournement britannique

Le dimanche a tout changé.

Le vent s'est installé, les Britanniques ont changé de dimension. Deux victoires en courses de flotte ont propulsé Emirates GBR dans le top 3 qualificatif. En parallèle, le scénario a viré au cauchemar pour la Suède : une catastrophique 11ᵉ place lors de la dernière course en flotte a éjecté Artemis de la finale. De leaders à spectateurs en l'espace d'une manche.

La finale : pénalité fatale pour l'Australie

Trois bateaux sur la ligne : Emirates GBR, les BONDS Flying Roos et DS Team France.

Le drame s'est noué avant même le coup de canon. Les Australiens ont franchi les limites du parcours en phase de pré-départ — une pénalité de "boundary" qui les a contraints à laisser passer leurs rivaux. Condamnés à remonter depuis l'arrière, les favoris du public local n'ont jamais pu refaire leur retard.

Devant, Fletcher et son équipage ont livré une masterclass de maîtrise technique : 100 % de temps de vol malgré les vagues et les rafales. Le F50 britannique n'a pas touché l'eau une seule fois. Ligne d'arrivée franchie sans contestation possible.

« Ça fait mal de perdre contre les Britanniques sur notre propre terrain », a lâché Tom Slingsby, promettant une revanche immédiate.

Le classement après Perth

PositionÉquipePoints
1Emirates GBR10
2BONDS Flying Roos (Australie)9
3DS Team France8
4Artemis (Suède)7
5États-Unis6

La Suisse et la Nouvelle-Zélande repartent avec un déficit de points et de confiance, conséquence directe de leur collision du premier jour.

Ce que Perth nous apprend sur la saison

La victoire britannique valide immédiatement le pari Stuart Bithell. Emirates GBR possède désormais un équipage taillé pour les conditions musclées — exactement celles que le circuit SailGP réserve régulièrement.

Pour la France de Quentin Delapierre, le podium confirme un statut de prétendant sérieux. La régularité paie dans un championnat où les écarts sont infimes dès la première manche.

La suite ? Direction Auckland pour l'ITM New Zealand Sail Grand Prix, les 14 et 15 février. Les Black Foils néo-zélandais auront à cœur de faire oublier le fiasco de Perth devant leur public.

Retrouvez le calendrier complet de la saison SailGP sur spencer.club.

Perth en chiffres

  • 15 000 spectateurs sur le site
  • 12 millions de dollars australiens d'impact économique estimé pour la région
  • 30-35 nœuds de vent en rafales
  • 100 % de temps de vol pour Emirates GBR en finale
  • 10 équipes engagées, 2 jours de course, 1 collision majeure
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