Dates

1 octobre 2027

Parcours

Le Havre Fort-de-France (Martinique)


La flotte IMOCA n'a jamais été aussi affûtée pour traverser l'Atlantique en double. Après le succès de 2025 — 18 bateaux au départ, des audiences digitales record et une victoire magistrale de Jérémie Beyou et Morgan Lagravière — la Transat Café L'OR revient en octobre 2027 avec des ambitions décuplées. Et un statut à défendre : celui de rendez-vous incontournable de la course au large en duo.

L'héritage de la Route du Café, version 2.0

Derrière le nom "Transat Café L'OR" se cache l'ADN d'une course transatlantique mythique. Historiquement liée à la Route du Café et à la Transat Jacques Vabre, l'épreuve a opéré un virage stratégique ces dernières années. L'édition 2025 a ancré définitivement la nouvelle identité, avec un positionnement limpide : devenir la référence du double en IMOCA.

Ce rebranding ne se limite pas au logo. Il s'accompagne d'une professionnalisation accrue de l'organisation et d'une internationalisation des équipages. On a vu en 2025 des duos franco-japonais, des binômes suisses — la course parle désormais plusieurs langues.

Une courbe de croissance éloquente

Les chiffres racontent l'histoire mieux qu'un long discours. De 12 bateaux en 2023, la flotte est passée à 18 unités sur la ligne de départ en 2025. Cette densité traduit la santé de la classe IMOCA et la pertinence du format pour les sponsors. Le live d'arrivée 2025 a dépassé les 300 000 vues — un signal fort pour un sport longtemps cantonné aux audiences de niche.

Le Havre → Fort-de-France : 3 500 milles de vérité

Le tracé reste un classique exigeant de l'Atlantique Nord. Départ du Havre, en Normandie, pour environ 3 500 milles nautiques (6 500 km) jusqu'à la Martinique. Le menu est copieux.

D'abord, s'extirper de la Manche — piégeuse en automne, entre courants vicieux et trafic maritime. Puis négocier le Golfe de Gascogne avant d'attaquer les vrais choix stratégiques : contourner l'anticyclone des Açores par le sud pour accrocher les alizés, ou tenter une route plus directe, plus risquée.

Octobre, mois de tous les dangers

La fenêtre de course (octobre-novembre) expose la flotte aux dépressions automnales de l'Atlantique Nord. Même l'arrivée dans les Caraïbes, malgré la promesse des alizés portants, réserve son lot de pièges — zone de convergence intertropicale, grains tropicaux capables de redistribuer les cartes à quelques milles de Fort-de-France.

En 2025, les conditions ont permis au vainqueur de boucler le parcours en un peu moins de 16 jours. Mais elles ont aussi provoqué des avaries majeures : Paprec Arkéa a été contraint à un retour technique forcé peu après le départ.

L'art du double : pousser les machines à 100 %

Le format en double (double-handed) est ce qui rend cette course si singulière dans le calendrier IMOCA. Ni solitaire comme le Vendée Globe, ni en équipage comme The Ocean Race — un entre-deux qui change tout.

Pendant que l'un des skippers gère la navigation et la météo, l'autre peut se concentrer sur les réglages fins ou dormir. Résultat : les bateaux tournent à plein régime quasiment en permanence. Les vitesses moyennes sont élevées, les écarts souvent infimes à l'arrivée.

La course est réservée aux monocoques de 60 pieds (18,28 m) de la classe IMOCA. La majorité sont désormais équipés de foils — ces appendices qui permettent de "voler" au-dessus de l'eau. L'édition 2027 mettra encore l'accent sur la fiabilité mécanique, enjeu critique après les casses de foils et les retours au port observés en 2025.

Les forces en présence : de 2025 à 2027

L'édition 2025 a dessiné une hiérarchie. La confirmer — ou la renverser — sera tout l'enjeu de 2027.

Les tenants du titre

  • Charal — Jérémie Beyou & Morgan Lagravière : vainqueurs incontestés en 2025, ligne franchie à Fort-de-France le 7 novembre après 15 jours, 22 heures et 30 minutes. Leur maîtrise du foiler Charal en fait le duo à abattre.
  • Macif Santé Prévoyance — Sam Goodchild & Loïs Berrehar : 3ème place en 2025 et une régularité qui les installe parmi les prétendants légitimes à la victoire.

Les challengers à surveiller

  • TeamWork - Team SNEF — Justine Mettraux & Xavier Macaire : superbe 5ème place en 2025 pour ce duo mixte qui a animé la course aux avant-postes. Le genre d'équipage capable de franchir un palier.
  • Fives Group – Lantana Environnement — Louis Duc & Masa Suzuki : ce binôme franco-japonais a terminé 14ème au général et 2ème des bateaux à dérives (sans foils) en 16 jours et 18 heures. La preuve que les machines d'ancienne génération peuvent encore jouer des coups tactiques redoutables.
  • Paprec Arkéa — Yoann Richomme & Corentin Douguet : leur course 2025 restera comme l'une des plus spectaculaires. Avarie, demi-tour, puis une "remontada" fulgurante — 14 jours et 13 heures de temps de course effectif. Le potentiel de vitesse pure est là, reste à le convertir sans accroc.

Retrouvez le calendrier complet et les fiches bateaux sur spencer.club.

Les enjeux qui dépassent la ligne d'arrivée

Des modèles économiques en mutation

Le sponsoring voile se réinvente. En décembre 2025, le skipper Sébastien Marsset a dévoilé un modèle de financement inédit, basé non plus sur la dépense publicitaire classique mais sur la performance d'une trésorerie placée. Une approche disruptive qui pourrait inspirer de nouveaux partenariats pour les équipes engagées en 2027 — à l'heure où chaque projet cherche à rationaliser les coûts tout en maximisant l'impact.

La bataille de l'audience digitale

L'édition 2025 a été marquée par un suivi live intensif : arrivées diffusées en direct, podcasts d'analyse comme Pos. Report très suivis. Pour 2027, l'enjeu sera de transformer cette audience en engagement durable. Les récits humains et technologiques de la course sont la matière première — reste à les scénariser pour un public qui consomme du sport autrement.

Un tremplin vers le Vendée Globe 2028

La Transat Café L'OR 2027 n'existe pas en vase clos. Elle s'inscrit dans un cycle dense et servira de dernière grande répétition avant le Vendée Globe 2028, dont les règles ont été révélées fin 2025. Les équipes utiliseront cette traversée pour valider leurs ultimes modifications techniques et accumuler des milles qualificatifs précieux.

C'est là que réside la tension de cette édition : chaque skipper devra arbitrer entre la quête du résultat immédiat et la préservation de son bateau pour le tour du monde en solitaire qui suivra.

Suivez l'actualité de cette course et de toute la saison IMOCA sur spencer.club.

club

Ne manquez aucune grande course


Recevez les prochains rendez-vous de la course au large directement par email.

Site officiel

Projets disponibles dans les classes de cette course

Sélection basée sur la/les classe(s) de la course. La participation exacte dépend des inscriptions officielles.

  • Spencer
  • Spencer
  • Spencer

Vous souhaitez contribuer ?

Proposez un événement, un podcast ou un article lié à la course au large.

Une information manquante ou incorrecte ? Signalez-la nous.

Proposer une contribution
club

Ne manquez aucune grande course


Recevez les prochains rendez-vous de la course au large directement par email.