Dates

22 août 2026 → 23 août 2026

Parcours

Sassnitz


L'Allemagne entre dans la danse : le SailGP débarque à Sassnitz

Treize F50, la mer Baltique, les falaises de craie de Rügen en toile de fond. Les 22 et 23 août 2026, le SailGP pose pour la première fois ses foils sur les eaux allemandes. Une première qui transforme la petite ville portuaire de Sassnitz en épicentre mondial de la voile volante.

Depuis son lancement en 2018, le circuit n'a cessé de repousser ses frontières — Saint-Tropez, Cadix, Tarente. L'arrivée en Allemagne répond à un appétit grandissant du public germanophone pour la voile de haut niveau. Et le choix de l'île de Rügen n'a rien d'anodin : des conditions de vent idéales pour envoyer les catamarans F50 tutoyer les 100 km/h.

Un stade nautique taillé pour le spectacle

Le parcours de Sassnitz exploite un concept désormais éprouvé par le SailGP : le stade nautique côtier. Les courses se disputent au plus près du rivage, offrant au public une vue directe sur les manœuvres, les départs au couteau et les empannages à pleine vitesse.

Mais Rügen n'est pas un plan d'eau comme les autres. Ses célèbres falaises de craie risquent de créer des effets de site — des couloirs de vent, des zones de bascule — qui forceront les stratèges à repenser leurs schémas habituels. Sur des machines aussi sensibles que les F50, la moindre erreur de lecture se paie cash.

Les F50 face à la Baltique

Les catamarans volants du circuit restent des machines hors normes :

  • Longueur : 15 mètres
  • Aile rigide : modulable de 18 à 24 mètres selon les conditions
  • Foils carbone-titane permettant au bateau de décoller et de filer à 54 nœuds

Piloter ces bolides dans les eaux parfois capricieuses de la Baltique exigera une synchronisation millimétrée entre le pilote, le contrôleur de vol et le régleur d'aile. Un trio dont la moindre hésitation peut transformer un vol majestueux en chavirage spectaculaire.

Format de course : deux jours, six manches, zéro droit à l'erreur

Le SailGP a fait de la simplicité et de l'intensité sa marque de fabrique. Le week-end de Sassnitz se découpe en deux temps forts.

Cinq courses en flotte (Fleet Races) : Les 13 équipes s'affrontent simultanément. Chaque position rapporte des points — 10 pour le premier, puis dégressif jusqu'à 1 point pour le dixième. Les trois derniers repartent les mains vides.

La Finale : Les trois meilleures équipes du classement général de l'événement s'isolent pour une ultime manche décisive. Le vainqueur empoche 10 points au championnat, le deuxième 9, le troisième 8. Les dix équipes restantes héritent de points selon leur classement en flotte.

Ce système de scoring rend chaque manche déterminante. L'objectif de saison reste le même pour tout le monde : finir dans le top 3 du classement général pour accéder à la Grande Finale, où le titre de champion et le chèque de 2 millions de dollars se jouent en une seule course.

Treize équipes, treize histoires

La Saison 6 aligne un plateau élargi à 13 nations, avec des transferts majeurs et des dynamiques nouvelles.

Les favoris déclarés

  • Tom Slingsby (Australie) — Le pilote le plus titré du circuit. Agressif au départ, chirurgical en vol. Les "Flying Roos" intègrent Iain Jensen à l'aile mais conservent leur ADN de champions.
  • Peter Burling (Nouvelle-Zélande) — Les "Black Foils" misent sur une stabilité totale de leur effectif navigant. Aucun changement, une cohésion à toute épreuve. L'arme du calme face au chaos.
  • Quentin Delapierre (France) — L'équipe tricolore frappe un grand coup en recrutant le Britannique Leigh McMillan comme régleur d'aile. Un profil d'expérience pour viser le podium.

L'équipe locale sous pression

Erik Kosegarten-Heil portera le drapeau allemand devant son public. L'arrivée de Kevin Peponnet au réglage d'aile renforce l'équipage, mais la pression d'une première à domicile peut autant galvaniser que paralyser.

Les outsiders à surveiller

  • Red Bull Italy opère un virage radical avec l'arrivée du Néo-Zélandais Phil Robertson au poste de pilote — un compétiteur réputé pour son style offensif.
  • Artemis (Suède), nouvelle venue au calendrier, aligne Nathan Outteridge à la barre et Andy Maloney dans l'équipage. Du lourd.
  • Danemark frappe un coup médiatique en intégrant la médaillée olympique Anne-Marie Rindom comme stratège au sein du Rockwool Racing de Nicolai Sehested.

Le plateau complet

  • États-Unis — Taylor Canfield, avec Hans Henken au contrôle de vol
  • Espagne — Diego Botin, roster inchangé et performant
  • Emirates GBR — Dylan Fletcher, renforcé par Stuart Bithell
  • Canada — Giles Scott, avec l'arrivée d'Alex Sinclair
  • Brésil — Martine Grael, Pietro Sibello à l'aile
  • Suisse — Sébastien Schneiter, effectif stable

Retrouvez le détail des équipes engagées et comparez les bateaux sur spencer.club.

Les enjeux au-delà du plan d'eau

Positionnée au cœur de la saison, l'étape de Sassnitz pèse lourd dans la course au titre. Pour les équipes remaniées — Italie, France, Artemis — c'est un crash-test grandeur nature. La cohésion d'un équipage F50 ne se décrète pas : elle se forge manche après manche, sous pression.

L'événement représente aussi un levier économique considérable pour l'île de Rügen, avec des milliers de spectateurs attendus sur le site. Pour l'Allemagne, c'est l'occasion de prouver sa capacité à accueillir du nautisme de classe mondiale.

Côté durabilité, le SailGP poursuit son Impact League — un classement parallèle récompensant les initiatives écologiques et sociales des équipes. Sassnitz sera un nouveau terrain d'expérimentation pour réduire l'empreinte carbone du circuit.

Ce qu'il faut retenir

Treize F50 lancés à pleine vitesse dans le décor spectaculaire de Rügen, des pilotes olympiques aux commandes, une équipe locale portée par tout un pays. L'étape de Sassnitz cristallise tout ce qui fait la force du SailGP : un format brutal, des machines extraordinaires et un plateau où chaque nation joue gros. La capacité des équipages à décrypter les pièges de la Baltique et à gérer l'intensité de ce format express fera la différence dimanche soir.

Suivez l'actualité de cette course et le calendrier complet de la saison sur spencer.club.

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