Dates
9 mai 2026 → 10 mai 2026
Parcours
Bermudes
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Le Great Sound, stade nautique du SailGP : retour aux Bermudes les 9 et 10 mai 2026
Douze catamarans F50, 100 km/h au-dessus de l'eau, un amphithéâtre naturel cerné par les côtes bermudiennes : l'Apex Group Bermuda Sail Grand Prix revient pour une quatrième édition sur le Great Sound. Après 2019, 2021 et 2024, l'île s'est imposée comme l'un des terrains de jeu les plus exigeants — et les plus spectaculaires — du circuit mondial.
Cette étape de la Saison 5 tombe à un moment charnière du calendrier, entre le Grand Prix de Rio et celui de New York. Pour les équipes en tête du classement général, chaque point compte dans la course au top 3 qualificatif pour la Grande Finale — et ses 2 millions de dollars de prize money.
Un circuit né pour le spectacle
Depuis sa création en 2019 par Larry Ellison et Russell Coutts, le SailGP a imposé un modèle unique dans la voile professionnelle : une ligue de nations, des bateaux strictement identiques, un format télévisuel pensé pour le grand public. Les Bermudes ont accompagné cette histoire dès le premier chapitre.
L'historique des résultats sur le Great Sound raconte une domination anglo-saxonne. L'Australie de Tom Slingsby — triple champion — et le Royaume-Uni d'Emirates GBR ont régulièrement brillé sur ce plan d'eau. Le retour en 2026 confirme le statut de destination incontournable de l'île, qui allie conditions techniques relevées et infrastructure d'accueil de premier plan.
Great Sound : les pièges d'un parcours resserré
Oubliez les courses au large. Ici, le parcours est délimité, proche des côtes, et la baie se transforme en véritable stade nautique avec les spectateurs aux premières loges.
Ce qui rend ce plan d'eau redoutable
- Vents variables : Le Great Sound peut changer de visage en quelques minutes. Les équipes doivent arbitrer entre trois tailles d'ailes — 18 m (vents forts), 24 m (conditions mixtes), 29 m (vents légers) — pour trouver le bon compromis entre puissance et contrôle.
- Espace restreint : Douze bateaux lancés à pleine vitesse sur un parcours court, c'est un exercice de gestion du trafic autant que de vitesse. Aux bouées, les manœuvres et les règles de priorité deviennent décisives.
- Risque de cavitation : À haute vitesse, l'eau forme des bulles d'air autour des foils, ce qui réduit la portance. Les nouvelles générations de foils en carbone haut-module repoussent cette limite, mais le phénomène reste un paramètre à maîtriser en permanence.
Deux jours, six courses, un vainqueur
Le format SailGP est taillé pour l'intensité. Pas de longueurs : tout se joue en un week-end condensé.
Samedi et dimanche — courses en flotte : Les 12 équipes s'affrontent sur cinq courses de qualification d'environ 15 minutes chacune — trois le samedi, deux le dimanche.
La Finale : Seules les trois meilleures équipes au cumul des points accèdent à la course décisive. Une seule manche, tout ou rien. Le vainqueur rafle l'événement.
Barème de points
| Position | Points |
|---|---|
| 1er | 10 |
| 2e | 9 |
| 3e | 8 |
| 4e à 10e | 7 à 1 (dégressif) |
| 11e – 12e | 0 |
Le vainqueur de la Finale empoche 10 points au classement général de la saison. Les équipes éliminées avant la Finale reçoivent des points en fonction de leur classement sur l'ensemble du week-end. La régularité paie autant que l'exploit.
Douze équipes, un classement à bousculer
La grille 2026 mêle dynasties confirmées et challengers ambitieux. À l'approche des Bermudes, la hiérarchie se dessine — mais rien n'est figé.
| Équipe | Pays | Pilote | Statut |
|---|---|---|---|
| Emirates GBR | Royaume-Uni | Dylan Fletcher | Champions en titre (2024-25) |
| Bonds Flying Roos | Australie | Tom Slingsby | Triples champions (S1, S2, S3) |
| Black Foils | Nouvelle-Zélande | Peter Burling | Candidats permanents au podium |
| Los Gallos | Espagne | Diego Botín | Vainqueurs Saison 4, trajectoire ascendante |
| Artemis | Suède | Nathan Outteridge | Nouvelle venue 2026, pilote d'expérience |
| Mubadala Brazil | Brésil | Martine Grael | Première femme pilote titulaire (depuis 2024) |
| Red Bull Italy | Italie | Phil Robertson | Intégrée en 2024, pilotage agressif |
L'arrivée d'Artemis sous pavillon suédois, avec Nathan Outteridge à la barre, injecte du sang neuf dans la flotte. Côté brésilien, Martine Grael poursuit sa montée en puissance sur le circuit — et élargit l'audience du SailGP en Amérique du Sud.
Retrouvez le calendrier complet de la Saison 5 et les fiches des équipes engagées sur spencer.club.
La rivalité qui structure la saison
Le duel Emirates GBR – Flying Roos reste le fil rouge du championnat. Les Britanniques de Dylan Fletcher ont décroché le titre la saison passée ; les Australiens de Tom Slingsby veulent reconquérir la couronne qu'ils ont portée trois fois. L'étape bermudienne, avec ses conditions piégeuses, peut redistribuer les cartes — ou creuser l'écart.
Pour les équipes de milieu de tableau, l'enjeu est tout aussi crucial : une victoire aux Bermudes suffit à se propulser dans la zone de qualification pour la Grande Finale.
Le F50 : un monotype à 100 km/h
Le F50 est le grand égalisateur du SailGP. Toutes les équipes naviguent sur un matériel strictement identique. La différence se fait sur le talent d'équipage et la finesse des réglages.
- Vitesse maximale : Record en course détenu par la France à 99,94 km/h ; record d'entraînement par le Canada à 101,98 km/h
- Longueur : 15 mètres
- Principe de vol : Dès que la vitesse critique est atteinte, les hydrofoils soulèvent la coque hors de l'eau, réduisant drastiquement la traînée
- Trois configurations d'aile : 18 m, 24 m ou 29 m selon la force du vent — un choix stratégique effectué avant chaque course
Une expérience pensée pour tous les publics
Sur place, le Race Stadium offre une vue directe sur le parcours, complétée par des écrans géants et des commentaires en direct. Le week-end s'articule autour d'un format festival : musique live, espaces d'hospitalité, rencontres avec les athlètes.
À distance, la technologie LiveLine superpose des graphiques en réalité augmentée aux images de course — limites de parcours, vitesses instantanées, écarts entre bateaux — rendant la tactique lisible même pour les néophytes.
Impact local et engagement durable
Au-delà des retombées économiques pour l'hôtellerie, la restauration et le tourisme nautique bermudien, le SailGP porte un discours environnemental structuré autour de l'Impact League. Cette compétition parallèle classe les équipes selon leur empreinte écologique et sociale : consommation d'énergie, gestion des déchets, inclusion.
Les Bermudes, avec leur écosystème marin fragile, offrent une vitrine cohérente pour ce message — résumé par le slogan de la ligue : Powered by Nature.
Ce qui se joue le 9 mai
Douze F50 sur le Great Sound, une flotte plus dense que jamais, et un classement général où chaque point peut faire basculer la qualification pour la Grande Finale. Pour Emirates GBR et l'Australie, il s'agit de confirmer. Pour l'Espagne, la Nouvelle-Zélande ou la toute jeune Artemis, c'est l'occasion de bousculer la hiérarchie avant le sprint final de la saison.
Suivez l'actualité de cette course et comparez les bateaux engagés sur spencer.club.

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