Dates
28 février 2026 → 15 mars 2026
Parcours
Auckland
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Un demi-siècle de navigation en double autour de l'île du Nord
Sir Peter Blake a lancé la machine en 1977. Quarante-neuf ans plus tard, la Round North Island Two Handed Race reste le rendez-vous incontournable de la voile hauturière néo-zélandaise — une épreuve où deux marins, un bateau et 1 210 milles nautiques séparent le rêve de l'exploit.
Des racines profondes dans l'histoire de la voile kiwi
L'idée était folle pour l'époque : boucler le tour de l'île du Nord en équipage réduit à deux. C'est pourtant le pari lancé par Peter Blake et Martin Foster lors de la première édition, organisée par le Devonport Yacht Club. Quarante-quatre bateaux au départ, trente-neuf à l'arrivée, et Blake lui-même en vainqueur. Le standard était posé.
Depuis, la course a changé de mains — elle est désormais pilotée par la Shorthanded Sailing Association of New Zealand (SSANZ) — et se court sous jauge IRC, garantissant l'équité entre des voiliers de conceptions différentes. Mais l'ADN n'a pas bougé : endurance, débrouillardise, résistance mentale.
Une capacité d'adaptation éprouvée
L'édition 2023 en est la preuve. Face aux ravages du cyclone Gabrielle, la SSANZ a redessiné le parcours à la dernière minute pour permettre à la course d'avoir lieu. Une gestion de crise qui a marqué les esprits et renforcé la crédibilité de l'organisation.
1 210 milles en quatre actes
L'édition 2026 s'est élancée le 28 février pour une arrivée prévue le 15 mars. Le tracé, dans le sens anti-horaire, part et revient à Auckland (Waitematā Harbour). Quatre étapes, quatre visages de la mer néo-zélandaise.
Les quatre legs du parcours
- Leg 1 — Auckland → Mangonui (154 nm) : la plus courte, un sprint le long de la côte est vers le nord
- Leg 2 — Mangonui → Queen Charlotte Sound : passage du Cap Reinga, descente par la côte ouest et la mer de Tasman jusqu'à Waikawa — le leg le plus engagé
- Leg 3 — Waikawa → Napier : remontée vers le nord-est avec le franchissement du détroit de Cook
- Leg 4 — Napier → Auckland : retour par le golfe de Hauraki pour le bouquet final
Entrée en matière musclée
Le départ, donné samedi 28 février à 10h00, n'a fait aucun cadeau. Un flux d'Est a imposé une navigation au près dès la sortie du port, avant que les équipages puissent ouvrir les écoutes à hauteur de North Head. La première étape vers Mangonui s'est annoncée ventée et agitée — un test immédiat pour le matériel et les nerfs.
Le rôle clé des escales
Mangonui, Waikawa, Napier : ces trois stopovers ne sont pas du tourisme. Sur une épreuve de deux semaines, elles permettent aux duos de récupérer physiquement, de réparer les avaries et d'entretenir cette camaraderie légendaire entre concurrents. L'organisation les considère comme structurelles à la sécurité du format.
Vingt-six bateaux, cinquante-deux marins, zéro spécialiste
Le format « two-handed » ne tolère aucune faiblesse. Pas de barreur attitré, pas de tacticien dédié, pas de pitman. Chaque marin doit tout faire : navigation, réglage, manœuvres, mécanique, gestion du sommeil et de l'alimentation. Cinquante-deux marins répartis sur vingt-six bateaux — la flotte a atteint sa capacité maximale bien avant le départ, confirmant le statut de course « bucket-list » pour les navigateurs kiwis.
Les cartes rebattues pour 2026
Les absents et les revenants
Andrew Duff et Chris Bassett, vainqueurs en 2023 sur Wired, ne défendent pas leur titre. Le champ est ouvert.
Le prétendant le plus sérieux ? Bruce Gault sur Whichway. Deuxième au classement PHRF en 2023 — à moins d'une heure du vainqueur — il revient cette année avec Craig McMillan à ses côtés et une ambition limpide : aller chercher la victoire qui lui avait échappé de si peu.
Première victime mécanique
La cruauté du large n'a pas attendu. Akonga, un Dehler 41 mené par Nick Roberts et Max Livingston, a dû abandonner peu après le départ sur rupture de câble de barre. Un rappel brutal : sur ce type d'épreuve, la fiabilité du matériel pèse autant que la vitesse.
Doyle Sails en sponsor titre : la voile comme arme tactique
Le partenariat avec Doyle Sails n'est pas qu'un logo sur les supports de communication. Le voilier néo-zélandais place la technologie au centre de cette édition, mettant en avant ses voiles custom et son expertise en conception haute performance. Sur un parcours où les conditions varient radicalement — entre la côte Est abritée et la mer de Tasman exposée — le choix de la garde-robe devient un facteur de performance déterminant.
Un événement qui prend de l'ampleur
La couverture médiatique a franchi un palier. Des titres comme Live Sail Die, Boating New Zealand et Yachting New Zealand assurent un suivi en temps réel avec galeries photos, analyses tactiques et résultats actualisés. La RNI s'installe un peu plus chaque édition comme l'un des événements majeurs du calendrier nautique dans l'hémisphère sud.
Retrouvez le calendrier complet des grandes courses hauturières sur spencer.club.
Contre les éléments, contre soi-même
Au-delà du classement IRC et des podiums, la Round North Island reste une affaire profondément personnelle. Pour beaucoup de ces marins amateurs ou semi-professionnels, boucler ce tour de l'île du Nord représente un objectif de toute une vie. 1 210 milles à deux, pendant deux semaines, avec pour seuls alliés un bateau fiable et un coéquipier de confiance — c'est cette dimension humaine qui fait de la RNI bien plus qu'une ligne sur un palmarès.

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