Retour au calendrier

2027

Global Solo Challenge

Dates

1 septembre 2027

Parcours

Vigo


Un tour du monde en solitaire où les plus lents partent les premiers

25 000 milles nautiques, trois caps mythiques, des départs étalés sur cinq mois et un principe limpide : le premier à franchir la ligne gagne. Le Global Solo Challenge revient en 2027-2028 avec une deuxième édition qui promet de corriger les failles de la première tout en conservant l'ADN qui fait sa singularité — une course autour du monde ouverte aux marins qui n'ont pas le budget d'un programme Vendée Globe.

De La Corogne à Vigo : un nouveau port, une nouvelle ambition

L'édition inaugurale partait de La Corogne. Cette fois, c'est le Real Club Náutico de Vigo qui accueillera la flotte. Le choix n'a rien d'anodin. Nichée au fond de la Ría de Vigo, la ville galicienne offre un plan d'eau abrité, idéal pour orchestrer des départs échelonnés entre août et janvier sans craindre les coups de tabac automnaux du golfe de Gascogne. Les pontons, visibles depuis le centre-ville, rapprochent aussi le public des bateaux — un atout pour les sponsors et l'animation à terre.

Le 28 février 2026, l'organisation a officiellement présenté les skippers de cette deuxième édition à Vigo, tournant la page de la première aventure pour lancer le cycle suivant.

Le format poursuite : la chasse comme fil narratif

Là où la plupart des courses océaniques alignent leur flotte sur une même ligne de départ, le GSC inverse la logique. Les bateaux les plus lents prennent la mer en premier — dès le 28 août 2027 — tandis que les plus rapides ne largueront les amarres qu'en janvier 2028.

Le classement est d'une simplicité redoutable : pas de temps compensé, pas de calcul IRC à l'arrivée. Le premier bateau à rentrer à Vigo remporte la course. Point final.

Comment ça fonctionne concrètement ?

Chaque bateau est classé selon son coefficient TCC (Time Correction Coefficient) issu de son certificat IRC. Les groupes de départ se répartissent ainsi :

  • 28 août 2027 — TCC jusqu'à 0.890 : voiliers de croisière robustes, les plus lents de la flotte
  • Septembre 2027 — TCC de 0.891 à 1.010 : croiseurs-rapides, séries classiques, prototypes anciens
  • Octobre 2027 — TCC jusqu'à 1.250 : Class40 récents, prototypes performants
  • Décembre 2027 / janvier 2028 — TCC au-delà de 1.490 : machines de course pures, Open 50/60

Chaque concurrent doit respecter une date limite d'arrivée théorique calculée sur 80 % de sa polaire. Ce système crée un effet de chasse spectaculaire : au fil des semaines, les rapides avalent les milles pour rattraper ceux qui ont pris l'eau des semaines plus tôt.

La route : Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn

Le parcours reste celui des grandes circumnavigations historiques — une boucle d'environ 25 000 milles nautiques (46 300 km) d'ouest en est, avec trois passages obligés à laisser à bâbord :

  • Cap de Bonne-Espérance (Afrique du Sud)
  • Cap Leeuwin (Australie)
  • Cap Horn (Chili)

Une zone d'exclusion antarctique et une limite de glaces stricte encadrent la descente dans les mers du Sud, imposant aux skippers de rester à distance respectable des icebergs.

Les leçons brutales de 2023-2024

Impossible d'aborder cette deuxième édition sans regarder les chiffres de la première dans les yeux : 6 finisseurs sur 16 partants. Un taux d'attrition de 62 % qui dit tout de la brutalité de l'épreuve.

Philippe Delamare a remporté cette édition inaugurale sur Mowgli (Actual 46), bouclant le parcours en 147 jours. Derrière lui, l'Américaine Cole Brauer a terminé deuxième au général et est devenue la première Américaine à boucler un tour du monde en solitaire sans escale — un exploit qui a déclenché un phénomène médiatique bien au-delà du cercle de la voile.

Mais la liste des abandons raconte l'autre face du GSC :

  • Démâtages : Ronnie Simpson, Ari Känsäkoski
  • Collision : William MacBrien
  • Pannes de pilote automatique : Dafydd Hughes, Juan Merediz
  • Problèmes médicaux : Pavlin Nadvorni, David Linger

Pour 2027, le mot d'ordre est clair : fiabilité avant performance. Les préparations se concentrent sur la robustesse des systèmes critiques — pilotes automatiques en tête — plutôt que sur la recherche du dixième de nœud supplémentaire.

Un plateau éclectique, fidèle à l'esprit GSC

La force du Global Solo Challenge, c'est son casting. Pas de stars millionnaires, mais des profils atypiques unis par une même obsession : boucler le tour.

  • Noa Hopper (États-Unis) — Jeune marin sur Penelope (Koopmans 41), il aborde la course comme « une série de puzzles à résoudre »
  • Michal Krysta (République Tchèque) — Athlète de l'extrême en Class40, il vise à devenir le premier Tchèque à réaliser un tour du monde en solitaire sans escale
  • Sam Glover (Royaume-Uni) — Vainqueur de la « World's Toughest Row » (traversée de l'Atlantique à la rame), il passe à la voile avec un mental forgé par l'océan
  • Juan Merediz (Espagne) — Contraint à l'abandon en 2023 après une panne de pilote automatique sur Sorolla (Class40), il revient pour finir l'histoire
  • Elizabeth Tucker — Elle reprend First Light, le Class40 légendaire de Cole Brauer, après avoir effectué elle-même le convoyage retour depuis l'Australie
  • Ari Känsäkoski (Finlande) — Démâté lors de la première édition, il avait rallié la côte sous gréement de fortune. Il prépare son retour en Class40

Retrouvez les profils des skippers engagés et comparez leurs bateaux sur spencer.club.

Stratégie météo : le casse-tête des fenêtres de départ

Le format poursuite ne se résume pas à un classement simplifié — il impose des choix stratégiques redoutables liés à la météo.

Partir tôt, en août, permet d'esquiver les pires dépressions de l'Atlantique Nord au départ. Mais le risque est d'arriver dans le Grand Sud alors que l'hiver austral n'a pas encore lâché prise. Partir tard, en novembre ou décembre, offre un océan Austral plus clément mais oblige à traverser un Atlantique Nord souvent déchaîné au départ, puis à cravacher pour combler l'écart avec la flotte.

Les dates clés à retenir

  • 31 mars 2027 — Date limite pour contester son groupe de départ
  • 30 juin 2027 — Date limite pour soumettre un certificat IRC « Endorsed » final
  • 28 août 2027 — Premier départ (bateaux les plus lents)
  • Janvier 2028 — Derniers départs (bateaux les plus rapides)

Suivez l'actualité du Global Solo Challenge et l'ensemble du calendrier des courses au large sur spencer.club.

club

Ne manquez aucune grande course


Recevez les prochains rendez-vous de la course au large directement par email.

Site officiel

Projets disponibles dans les classes de cette course

Sélection basée sur la/les classe(s) de la course. La participation exacte dépend des inscriptions officielles.

  • Spencer
  • Spencer
  • Spencer

Vous souhaitez contribuer ?

Proposez un événement, un podcast ou un article lié à la course au large.

Une information manquante ou incorrecte ? Signalez-la nous.

Proposer une contribution
club

Ne manquez aucune grande course


Recevez les prochains rendez-vous de la course au large directement par email.