Dates
1 janvier 2027
Parcours
Alicante (Espagne) → Amaala (Mer Rouge)
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32 000 milles nautiques, cinq âmes à bord, une arrivée en Mer Rouge : The Ocean Race 2027 repousse encore les limites du tour du monde en équipage.
Un départ sous le signe du renouveau
Le 1er janvier 2027, les IMOCA 60 largueront les amarres depuis Alicante, port d'attache historique de l'épreuve. Cap sur Amaala, en Arabie Saoudite — une première dans l'histoire de la course. Entre ces deux points, environ 60 000 km d'océan, les dépressions hurlantes du Grand Sud, la chaleur équatoriale et les vents capricieux de la Mer Rouge.
The Ocean Race reste l'un des trois monuments de la voile mondiale, aux côtés des Jeux Olympiques et de l'America's Cup. Mais cette édition marque un tournant géographique inédit qui va redessiner les stratégies de course.
De la Whitbread à l'ère des foils : un demi-siècle de mutation
La course a traversé trois vies bien distinctes.
Les pionniers (1973-2001). Tout commence sous le nom de Whitbread Round the World Race. En 1973, 17 voiliers quittent Portsmouth. C'est le Mexicain Ramon Carlin, sur Sayula II, qui l'emporte — un outsider total. Dans les décennies suivantes, des figures comme Sir Peter Blake forgent la légende de l'épreuve. Blake remporte enfin la course en 1989-90, après de multiples assauts.
La professionnalisation Volvo (2001-2019). Le sponsor suédois transforme l'aventure en machine de guerre médiatique et sportive. Les classes monotypes — Volvo Open 70 puis Volvo Ocean 65 — resserrent les écarts et maîtrisent les budgets.
L'ère technologique (depuis 2019). Renommée The Ocean Race, l'épreuve intègre les IMOCA 60 dès 2023, fusionnant l'ADN du Vendée Globe avec la course en équipage. Les foils entrent dans la danse. La vitesse explose. Les enjeux aussi.
Le parcours : Alicante – Auckland – Amaala
Le tracé 2027 casse les codes. Si le départ méditerranéen reste classique, l'arrivée au Moyen-Orient constitue une rupture stratégique majeure.
- Départ : Alicante (Espagne) — 1er janvier 2027
- Escale clé : Auckland (Nouvelle-Zélande) — charnière entre les étapes du Grand Sud et la remontée vers l'hémisphère nord
- Arrivée : Amaala (Mer Rouge, Arabie Saoudite) — destination finale inédite
D'autres escales seront annoncées prochainement. Mais le profil est clair : les équipages devront enchaîner les dépressions des Quarantièmes rugissants, puis basculer vers un registre radicalement différent — vent léger, chaleur accablante, navigation tactique au cordeau dans les approches de la Mer Rouge.
Un parcours hybride qui récompensera la polyvalence autant que la vitesse pure.
Quatre navigants, une femme minimum, un reporter embarqué
Le format d'équipage est l'un des marqueurs forts de cette édition. Chaque IMOCA embarque cinq personnes :
- 4 navigants en charge de la performance
- 1 On Board Reporter (OBR) dédié exclusivement à la production d'images et de vidéos — il ne touche ni barre ni winch
La mixité est imposée : au moins une femme doit figurer parmi les quatre navigants. Une règle qui pousse les écuries à structurer de véritables filières de développement au féminin.
Avec seulement quatre paires de bras pour un 60 pieds à foils sur 32 000 milles, la gestion de la fatigue devient un paramètre stratégique de premier ordre. Chaque quart compte. Chaque erreur se paie cash.
La vie à bord : lyophilisé et amplitudes extrêmes
Pas de glamour sur un IMOCA en course. L'alimentation repose quasi exclusivement sur de la nourriture lyophilisée — chaque gramme superflu est banni. Les marins encaissent des écarts de température vertigineux : -5°C dans les mers du Sud, jusqu'à +40°C sous les tropiques et à l'approche de la Mer Rouge.
Le tout dans un habitacle conçu pour la vitesse, pas pour le confort. Humidité permanente, bruit des foils, sommeil fractionné en tranches de 20 minutes. L'épreuve la plus longue et la plus dure du sport professionnel mondial ne vole pas son titre.
Les forces en présence
La liste définitive des engagés n'est pas encore bouclée, mais plusieurs écuries structurent déjà le plateau :
- 11th Hour Racing Team — vainqueur de l'édition précédente, l'équipe américaine a posé les standards de préparation sur ce format
- Team Malizia — l'écurie allemande, très engagée sur le front de la durabilité et de la compétition de haut niveau
- Holcim - PRB — des machines récentes, des ambitions affichées
La direction de course est confiée à Phil Lawrence.
Retrouvez les bateaux engagés et comparez leurs caractéristiques sur spencer.club.
L'OBR, arme médiatique devenue indispensable
La présence obligatoire d'un reporter embarqué transforme chaque bateau en studio de production flottant. Ce n'est plus un bonus : c'est une exigence du règlement.
Pour les sponsors, le storytelling en temps réel pèse désormais autant que le classement. Les images brutes du Grand Sud, les visages marqués par la fatigue, les manœuvres filmées au ras de l'eau — tout cela nourrit une machine médiatique globale qui justifie les investissements.
La capacité à raconter l'aventure est devenue un critère de sélection au même titre que le palmarès.
Océan, science et durabilité
The Ocean Race utilise sa plateforme comme un laboratoire pour la santé des océans. La durabilité est affichée comme une valeur fondamentale de l'épreuve. Les bateaux embarquent régulièrement des capteurs pour récolter des données scientifiques dans des zones que les navires de recherche atteignent rarement.
Un paradoxe fascinant : ces machines de course ultrarapides deviennent aussi des sentinelles environnementales, traversant les déserts océaniques les plus reculés de la planète.
Pas de prize money, juste la gloire
Détail qui en dit long sur l'ADN de l'épreuve : aucun prix en argent ne récompense le vainqueur. La victoire se suffit à elle-même. Le prestige, l'exploit sportif, la place dans l'histoire — voilà ce qui pousse les équipages à risquer des mois de leur vie sur 60 000 km d'océan.
Les équipes sont désormais entrées dans la phase critique de préparation. Le compte à rebours vers le 1er janvier 2027 est lancé.
Suivez l'actualité de cette course et le calendrier complet sur spencer.club.

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