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2026

RORC Nelson's Cup Series

Dates

17 février 2026 → 20 février 2026

Parcours

Antigua


Quatre jours pour tout caler avant le grand départ

Antigua, mi-février, alizés bien installés, houle formée : le décor est planté. Du 17 au 20 février 2026, la RORC Nelson's Cup Series lance sa quatrième édition, dernière répétition générale avant le mythique RORC Caribbean 600 qui s'élancera trois jours plus tard, le 23 février. Depuis sa création en 2023 par le Royal Ocean Racing Club en association avec l'Antigua Yacht Club, cette série s'est imposée comme bien plus qu'un échauffement — c'est un révélateur.

L'édition 2025 avait déjà rassemblé 30 participants, dont neuf Maxis en IRC Super Zero. Pour 2026, la trajectoire ascendante se confirme. Le concept reste le même : offrir aux équipages internationaux un sas de décompression entre le convoyage transatlantique et les 600 milles de course au large. Passer du mode « on se met en place » au mode « on envoie » — en conditions réelles, avec de vrais enjeux.

Le plan d'eau d'Antigua, un concentré de tactique

Alizés, déventes et courants locaux

Chris Jackson, le Race Officer, résume le terrain de jeu en trois mots : « tactique, rapide, varié ». Les départs sont donnés au large de Fort Charlotte, face aux alizés. La topographie de l'île fait le reste : effets de site marqués, accélérations le long des caps, déventes derrière les mornes, courants locaux qui redistribuent les cartes à chaque bord. Le plan d'eau au sud d'Antigua ne pardonne aucune approximation.

Un programme dense sur quatre jours

  • Lundi 16 février — Briefing des skippers à 17h00 à l'Antigua Yacht Club
  • Mardi 17 février — Jour de course 1, zone Falmouth / English Harbour
  • Mercredi 18 février — Jour de course 2, même zone
  • Jeudi 19 février — Lay-day (journée de repos ou de course supplémentaire pour la classe IMA)
  • Vendredi 20 févrierAntigua 360°, le tour de l'île en 52 milles nautiques, départ Fort Charlotte

Le point d'orgue, c'est cette Antigua 360°. Cinquante-deux milles autour de l'île, un condensé de tout ce que les Caraïbes peuvent offrir en termes de variations de vent et de mer. De quoi valider — ou invalider — les réglages avant le grand saut du lundi suivant.

Classes et scoring : chaque manche compte

La Nelson's Cup accueille une flotte hétérogène, des Maxis de 100 pieds aux Class40, répartie en plusieurs catégories.

Les classes en lice

  • IRC — La classe principale, subdivisée selon les ratings
  • IMA (International Maxi Association) — Classe dédiée aux Maxis, avec un jour de course supplémentaire le jeudi
  • MOCRA — Pour les multicoques, avec des parcours spécifiques plus longs et plus ouverts
  • Class40 — Les monocoques de 40 pieds, courant généralement sous IRC dans ce format

Un règlement qui punit l'irrégularité

Le classement repose sur un système de points faibles (Low Point System), mais le détail fait la différence :

  • IRC et MOCRA : aucun discard. Chaque course pèse. Une avarie, une disqualification, et le classement s'effondre.
  • Classe IMA : un discard autorisé si six courses sont validées — un filet de sécurité pour ces machines complexes.
  • Antigua 360° : intégrée au classement général (sauf pour l'IMA, scorée séparément). Les bateaux ne participant qu'à cette épreuve ne comptent pas pour la Nelson's Cup.

Le plateau 2026 : des légendes et des machines

Le duel des 100 pieds

Trois cents pieds de carbone et de Kevlar alignés au départ. Le spectacle promet d'être brutal.

  • Leopard 3 (Farr 100), skippé par Joost Schuijff — une référence historique de la vitesse offshore
  • Galateia (RP100), propriété de Chris Flowers — redoutable sur les circuits inshore
  • V (Mills 100), menée par Karel Komárek avec Ken Read au poste de tacticien. La légende américaine ne mâche pas ses mots : sur ces machines, la moindre erreur est fatale.

Derrière, Deep Blue (Botin 85 de Wendy Schmidt) et Balthasar (Mills 72) joueront les trouble-fêtes. À bord de Balthasar, Bouwe Bekking — huit tours du monde au compteur — rappelle que la houle caribéenne frappe bien plus fort que la Méditerranée. La robustesse du matériel n'est pas négociable.

IRC Zero : la guerre des 50 pieds

Rán (Carkeek 52), propriété de Niklas Zennström et navigué par Steve Hayles, mène la charge face à Daguet 5 et Ino Noir. Pour ces équipages, la Nelson's Cup sert à affiner les détails : choix de voiles section par section, angles de vent optimaux, compromis de réglage. Le genre de minutie qui fait gagner — ou perdre — le Caribbean 600.

Corinthiens et Class40 : l'esprit d'aventure

Le Pwllheli Sailing Club (Pays de Galles) envoie une délégation remarquée avec le J/122 Mojito et le J/125 Jackknife. Des amateurs de haut niveau qui viennent se frotter aux pros — l'ADN même de la course au large.

Côté Class40, Mike Hennessy aligne Scowling Dragon. Son bateau n'est pas optimisé pour la jauge IRC, mais avec une étrave « scow » taillée pour le portant et les alizés soutenus d'Antigua, le potentiel de coups d'éclat est réel. Sa motivation : « maximiser le temps sur l'eau. »

Les vrais enjeux : fiabilité, acclimatation, logistique

Ne rien casser avant lundi

Le dilemme est permanent : envoyer suffisamment pour performer, pas trop pour ne pas compromettre le Caribbean 600 trois jours plus tard. Casser une drisse, un safran ou un bout-dehors pendant la Nelson's Cup, c'est potentiellement rester à quai le 23 février. L'équilibre entre attaque et préservation définit chaque décision tactique.

S'acclimater, vite

Pour les équipages venus d'Europe ou des États-Unis, la série accélère l'adaptation à la chaleur tropicale et au rythme de navigation intense. Dee Caffari, skipper du Swan 58 WaveWalker, parle de « récupération active » : naviguer dur le jour, débriefer le soir, dormir la nuit. Un luxe que les 600 milles en continu n'offriront pas. Les erreurs commises sur les parcours courts se corrigent immédiatement — un apprentissage accéléré impossible en course au large.

La bataille des quais

Tous les bateaux doivent être amarrés à English Harbour ou Falmouth Harbour dès le 16 février. Places de port non incluses dans l'inscription, interdiction de drones sans permis, gestion des équipes à terre : la logistique est un défi à part entière pour les team managers, surtout quand il faut enchaîner avec le dispositif du Caribbean 600.

Retrouvez le calendrier complet de la saison caribéenne sur spencer.club.

Plus qu'un prologue

La RORC Nelson's Cup Series 2026 concentre en quatre jours tout ce qui fait la richesse de la voile hauturière : la précision de la régate côtière, la puissance du large, la gestion humaine et technique d'un programme serré. Pour les équipages engagés, les résultats comptent — mais c'est surtout l'état de préparation au soir du 20 février qui déterminera la suite.

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