Retour au calendrier

2028

Arkéa ULTIM Challenge Brest

Dates

1 février 2028 → 31 mars 2028

Parcours

Brest


Des trimarans géants repartent à l'assaut du globe

Le 7 janvier 2024, six marins solitaires largaient les amarres depuis Brest pour écrire la première page d'une course devenue instantanément mythique. L'Arkéa Ultim Challenge Brest, organisée par OC Sport Pen Duick, filiale du groupe Télégramme, avait un pari fou : envoyer des multicoques de 32 mètres de long et 23 mètres de large faire le tour du monde, seuls, sans escale, sans assistance. Du jamais vu.

Quatre ans plus tard, les géants remettent ça. Et cette fois, tout le monde sait de quoi ces machines — et leurs skippers — sont capables.

2024 : l'étalon de référence

Charles Caudrelier, à bord du Maxi Edmond de Rothschild, a posé le premier jalon de l'histoire : un tour du monde bouclé en 50 jours, 19 heures, 7 minutes et 42 secondes. Pour donner l'échelle, le record du Vendée Globe en monocoque dépasse les 74 jours. La puissance brute des Ultim a tout bousculé.

Derrière lui, deux monuments de la course au large :

  • Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) — 2ᵉ en 53 jours
  • Armel Le Cléac'h (Maxi Banque Populaire XI) — 3ᵉ en 56 jours, malgré deux escales techniques
  • Anthony Marchand (Actual Ultim 3) et Éric Péron (Adagio) ont complété le tableau en 4ᵉ et 5ᵉ position

Cinq arrivées sur six partants. Le seul absent au tableau d'honneur : Tom Laperche (SVR-Lazartigue), contraint à l'abandon au Cap après une collision avec un OFNI. Un rappel brutal que ces bolides volants restent vulnérables face aux débris flottants.

2028 : le cadre de la bataille

Départ le 1ᵉʳ février, retour prévu fin mars

Le coup de canon sera tiré le 1ᵉʳ février 2028 depuis Brest. La ligne de clôture est fixée au 31 mars. Le parcours reste le même que celui inauguré en 2024 : 21 600 milles nautiques (environ 40 000 km), une boucle Brest–Brest via les trois caps mythiques — Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn.

Le calendrier a été légèrement décalé par rapport à 2024. L'idée : profiter de systèmes dépressionnaires actifs en Atlantique Nord pour accélérer la descente vers le sud en février, puis accueillir les arrivées au printemps naissant.

Un format sans compromis

Rien ne change dans l'ADN de l'épreuve : tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance. Les bateaux doivent respecter la jauge stricte de la Classe Ultim 32/23. Les escales techniques pour réparations restent autorisées par le règlement, mais elles se paient cash en temps perdu — plusieurs concurrents en ont fait l'amère expérience en 2024.

Les skippers à suivre

Les piliers de la classe

La liste définitive des inscrits est encore en cours de finalisation, mais le noyau dur de 2024 constitue l'ossature du plateau.

  • Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) — Tenant du titre. Son trimaran, mis à l'eau en 2017, a prouvé une fiabilité rare sur la première édition. La cible est claire : améliorer ses propres 50 jours.
  • Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) — Bateau de 2019, expérience colossale. Coville connaît le prix d'un tour du monde. Il sait aussi qu'il n'était qu'à trois jours du vainqueur.
  • Armel Le Cléac'h (Maxi Banque Populaire XI) — Deux arrêts techniques en 2024 ont plombé sa course. Le vainqueur du Vendée Globe 2016-2017 revient avec un objectif non négociable : le podium, voire mieux.
  • Anthony Marchand (Actual Ultim 3) et Éric Péron (Adagio) — Tous deux finishers, ils ont démontré l'endurance nécessaire pour boucler l'épreuve reine des Ultim.

La carte de la revanche

Tous les regards se tourneront vers le camp SVR-Lazartigue. Après l'abandon forcé de Tom Laperche au large du Cap en 2024, le potentiel de vitesse de ce plan VPLP lancé en 2021 reste une inconnue redoutable. Si le bateau passe les caps sans encombre, il pourrait bien redistribuer les cartes.

Retrouvez le calendrier complet et les fiches bateaux sur spencer.club.

L'économie d'une course hors normes

Les partenaires qui portent l'événement

Les acteurs de la première édition renouvellent leur engagement, signe que le retour sur investissement a tenu ses promesses.

PartenaireTypeRôle
ArkéaPartenaire titreNaming de la course, visibilité mondiale
Brest MétropoleInstitutionnelVille hôte, logistique portuaire (Quai Malbert)
Région BretagneInstitutionnelSoutien territorial, promotion touristique
Département du FinistèreInstitutionnelAncrage local, dynamique maritime

Brest en mode course au large

L'édition 2024 a prouvé qu'un événement nautique pouvait irriguer l'économie locale en plein creux hivernal. Le village départ installé au Quai Malbert a drainé des milliers de visiteurs, dopant l'hôtellerie et la restauration brestoises. Pour 2028, l'ambition est d'étirer l'activation sur toute la période départ-arrivées, de février à fin mars.

Les défis techniques qui feront la course

OFNI : l'ennemi invisible

La collision de Tom Laperche en 2024 a remis cette menace au centre des préoccupations. À plus de 40 nœuds, un conteneur semi-immergé ou un tronc d'arbre devient un projectile mortel pour les appendices. Les systèmes de détection (OSCAR, AIS) existent, mais la vitesse des Ultim laisse un temps de réaction dérisoire.

Pour 2028, les équipes techniques travaillent sur deux axes : des appendices renforcés capables d'encaisser un choc partiel, et des systèmes de détection plus prédictifs intégrant de nouvelles sources de données.

Tenir 40 000 km sans casser

Cinq bateaux sur six à l'arrivée en 2024, c'est un score honorable. Mais Le Cléac'h, Marchand et Péron ont tous dû s'arrêter en cours de route pour réparer. L'enjeu de cette deuxième édition est limpide : transformer la vitesse pure en fiabilité sur la durée. Foils, systèmes hydrauliques, électronique embarquée — chaque composant devra encaisser 50 jours de mer sans flancher.

Le temps idéal théorique se situe entre 40 et 45 jours. Pour l'atteindre, il faudra zéro escale technique et des routages chirurgicaux. La marge entre le podium et l'abandon tiendra peut-être à un capteur défaillant ou un safran fissuré.

Suivez l'actualité de cette course sur spencer.club.

club

Ne manquez aucune grande course


Recevez les prochains rendez-vous de la course au large directement par email.

Site officiel

Projets disponibles dans les classes de cette course

Sélection basée sur la/les classe(s) de la course. La participation exacte dépend des inscriptions officielles.

  • Spencer
  • Spencer
  • Spencer

Vous souhaitez contribuer ?

Proposez un événement, un podcast ou un article lié à la course au large.

Une information manquante ou incorrecte ? Signalez-la nous.

Proposer une contribution
club

Ne manquez aucune grande course


Recevez les prochains rendez-vous de la course au large directement par email.