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2027

SailGP San Francisco

Dates

April 3, 2027 → April 4, 2027

Route

San Francisco


Les F50 de retour sous le Golden Gate

San Francisco, troisième rendez-vous de la saison SailGP 2027. Les 3 et 4 avril, la baie la plus célèbre du Pacifique accueillera à nouveau le rugissement des foils et le spectacle de catamarans capables de dépasser les 100 km/h. Sixième visite du circuit dans la Cité du Brouillard — et l'appétit n'a pas faibli.

L'étape s'inscrit entre Perth (février) et Bermuda (mai). Pas un événement isolé, donc, mais un jalon essentiel dans la construction du classement général. Chaque point comptera pour décrocher un billet vers la grande finale de saison et ses 2 millions de dollars promis au vainqueur.

La baie, terrain de jeu et piège à marins

Le décor est gravé dans l'imaginaire de la voile : Marina Green en tribune naturelle, le Golden Gate Bridge en toile de fond, Alcatraz en balise silencieuse. Mais derrière la carte postale, le plan d'eau impose sa loi. Courants puissants, vents changeants, bascules soudaines — la baie de San Francisco ne fait pas de cadeau.

L'orientation du parcours n'est jamais figée à l'avance. Elle se décide le jour même, en fonction de la météo réelle. Les éditions précédentes ont montré un circuit large et ouvert, propice aux dépassements mais aussi aux erreurs coûteuses. Un mauvais choix de trajectoire à la première marque, et c'est tout le classement de la manche qui bascule.

Pour l'édition 2027, ni la carte du parcours ni la position des marques n'ont encore été publiées. On sait où. On ne sait pas encore exactement comment.

De 2019 à 2025 : chronique d'un classique en construction

San Francisco a accueilli le tout premier SailGP disputé sur le sol américain, le 5 mai 2019. Ce jour-là, l'Australie de Tom Slingsby s'imposait devant le Japon, plantant le drapeau d'une domination qui allait durer.

  • 2019 — L'Australie inaugure l'ère SailGP aux États-Unis avec une victoire fondatrice
  • 2022 — Slingsby et les Australiens remportent la finale de la saison 2 à San Francisco, empochant 1 million de dollars devant le Japon et les États-Unis
  • 2023 — Troisième titre consécutif pour l'Australie en saison 3, face à la Nouvelle-Zélande et Emirates GBR
  • Saison 4 — Rupture : l'Espagne de Diego Botin détrône l'Australie et s'empare du championnat
  • 2025 — Cinquième visite à San Francisco. Los Gallos (Espagne) gagnent la finale locale devant le Canada et la France. L'Australie, elle, démâte avant la course décisive

La leçon de 2025 résonne encore. Slingsby avait repris la tête du classement général après cinq étapes, mais un démâtage a tout balayé. La vitesse pure ne suffit jamais. Il faut ramener le bateau en un seul morceau.

F50 : la machine et la méthode

Tous les équipages naviguent sur des F50 identiques — catamarans à foils de conception standardisée. Pas de guerre technologique ici. La différence se fait dans les mains, dans la tête et dans la coordination à bord.

Le format de référence prévoit deux jours de course : sept manches de flotte réparties sur le week-end, puis une finale entre les trois meilleurs. Chaque manche dure environ 15 minutes. La procédure de départ est chronométrée, la zone s'ouvre une minute avant le signal, et les vitesses au premier bord peuvent atteindre 90 km/h.

L'arbitrage se fait en temps réel, par GPS et umpires basés à Londres. Une faute peut coûter 20 mètres de pénalité — un déficit souvent irrécupérable sur un format aussi court. La tactique n'est pas seulement offensive : savoir renoncer à une trajectoire trop ambitieuse peut sauver une journée entière de points.

Un bémol : le format exact de 2027 reste à confirmer. Certains documents officiels mentionnent cinq courses de flotte plutôt que sept, et l'étape d'Halifax en 2026 a inauguré une finale à quatre bateaux. Les instructions de course trancheront.

Les noms à surveiller

Aucune liste d'engagement officielle n'a été publiée pour San Francisco 2027. La dernière présentation de la flotte recense 13 équipes pour 2026, avec une possible extension à 14. Les noms qui suivent dessinent le plateau probable, pas une start-list gravée dans le marbre.

  • Tom Slingsby (BONDS Flying Roos / Australie) — Triple champion, maître des finales, mais trahi par la fiabilité en 2025
  • Diego Botin (Los Gallos / Espagne) — Champion de la saison 4 et vainqueur de la dernière finale à San Francisco. Le momentum est espagnol
  • Taylor Canfield (États-Unis) — Septuple champion du monde, porteur de l'enjeu symbolique du succès à domicile
  • Peter Burling (Black Foils / Nouvelle-Zélande) — Finaliste de la saison 3, habitué de la pression des grandes occasions
  • Dylan Fletcher (Emirates GBR) — Présenté comme champion 2025 dans le panorama officiel SailGP
  • Quentin Delapierre (France) — Troisième de la finale locale 2025, capable de jouer les trouble-fêtes
  • Nathan Outteridge (Artemis), Martine Grael (Mubadala Brazil), Giles Scott (NorthStar), Erik Heil (Allemagne), Phil Robertson (Red Bull Italy), Nicolai Sehested (ROCKWOOL), Sébastien Schneiter (Suisse) — autant de profils qui densifient une flotte où chaque manche peut redistribuer la hiérarchie

Retrouvez les fiches détaillées de ces bateaux et équipages sur spencer.club.

Les enjeux du week-end californien

Le facteur domicile

SailGP ne cache pas l'ambition : l'équipe américaine visera un succès devant son public. Mais l'avantage psychologique se heurte à la réalité du plan d'eau. Connaître la baie n'immunise contre rien quand la direction du parcours change le matin même et que le courant décide de contrarier la stratégie.

La course au classement général

Troisième étape de la saison. Trop tôt pour être éliminatoire, trop tard pour être anodine. Une équipe régulière à San Francisco peut prendre un avantage décisif au classement sans même gagner une seule manche. La constance prime sur l'éclat.

Australie contre Espagne : le duel de fond

C'est la rivalité qui structure la saison. Slingsby incarne la profondeur historique — trois titres, des finales gagnées sous pression. Botin incarne l'élan récent — un championnat et une victoire locale à San Francisco en 2025. Le face-à-face dans la baie dira si le pouvoir a durablement changé de mains.

Fiabilité : le facteur invisible

Le Danemark n'a pas pu courir après des dommages subis à Los Angeles en 2025. L'Australie a démâté avant la finale de San Francisco la même année. Sur des machines aussi sollicitées que les F50, la préparation technique pèse autant qu'un gain de dixième de nœud.

Ce qu'on sait, ce qu'on attend encore

Les certitudes tiennent en quelques lignes : 3 et 4 avril 2027, San Francisco, F50, troisième étape de la saison. Le reste — carte du parcours, liste des engagés, format définitif des courses — appartient encore aux semaines à venir.

C'est justement cette incertitude qui rend l'attente fébrile. Les équipes devront préparer plusieurs scénarios, adapter leur lecture du plan d'eau au dernier moment, et surtout garder leur bateau intact jusqu'à la finale. San Francisco n'est pas un sprint de vitesse pure. C'est une épreuve de décision sous contrainte, dans l'une des baies les plus exigeantes du monde.

Suivez l'actualité de cette course et le calendrier complet de la saison sur spencer.club.

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