Dates
July 4, 2027
Route
Boulogne-sur-Mer
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Boulogne-sur-Mer rallume la mèche : la Course des Caps revient le 4 juillet 2027
2 000 milles nautiques, un tour complet des îles Britanniques, des IMOCA lancés à pleine vitesse entre courants de Manche et mers du Nord : la Course des Caps s'apprête à repartir de la Côte d'Opale pour sa deuxième édition. Le coup de canon est prévu le 4 juillet 2027, depuis le port de Boulogne-sur-Mer, dans une fenêtre événementielle ouverte du 29 juin au 11 juillet.
Deux jours avant le grand départ, le 2 juillet, des runs de vitesse offriront un prologue spectaculaire le long du littoral. Puis les monocoques IMOCA de 60 pieds s'élanceront pour la grande boucle — la même formule qui avait frappé les esprits en 2025.
Une épreuve née en 2025, déjà entrée dans le paysage IMOCA
La Course des Caps n'est pas une vieille dame de la course au large. Elle a vu le jour en 2025, conçue comme la rampe de lancement du cycle IMOCA Globe Series menant au Vendée Globe 2028. Du 23 juin au 6 juillet 2025, onze IMOCA avaient pris le départ pour un sprint sans escale autour de l'archipel britannique, avec des équipages de quatre marins — dont au moins une femme — et un Onboard Reporter embarqué pour raconter la course en images.
Le premier palmarès a immédiatement donné de l'épaisseur à l'épreuve. Sam Goodchild, à la barre de MACIF Santé Prévoyance, avait coupé la ligne en 6 jours, 1 heure et 10 minutes, décrochant sa première victoire en IMOCA. Élodie Bonafous (Association Petits Princes-Quéguiner) avait créé la surprise en prenant la deuxième place, tandis que Nicolas Lunven (Holcim-PRB) complétait le podium malgré une avarie au bout-dehors — preuve que la gestion du matériel pèse autant que la vitesse pure sur ce type de parcours.
À terre, le village avait attiré plus de 130 000 visiteurs. Suffisant pour que les organisateurs annoncent un rendez-vous biennal et inscrivent la Course des Caps durablement au calendrier.
Un parcours dicté par la météo
Le tracé 2027 reprend le principe fondateur : une longue boucle autour des îles Britanniques, avec un retour sur la Côte d'Opale. Mais un détail crucial reste en suspens — le sens de rotation, horaire ou antihoraire, sera choisi quelques jours avant le départ en fonction de la fenêtre météo.
L'édition inaugurale avait montré que rien n'est figé. Le point de passage initialement prévu à Out Stack, à l'extrême nord des Shetland (60°N), avait finalement été remplacé par un contournement des îles Papa Westray et Ronaldsay, au nord des Orcades (59°N). La direction de course s'adapte, le parcours vit.
Les zones à risque identifiées
- Manche — courants violents, trafic dense, zones interdites, vent parfois aux abonnés absents
- Côte est de l'Angleterre — routes commerciales, parcs éoliens offshore, plateformes pétrolières, bancs de sable
- Orcades et Shetland — passages techniques entre reliefs insulaires
- Mer Celtique et mer du Nord — conditions variables sur plusieurs bassins maritimes
- Zone nord — point de passage dépendant de la météo et des impératifs de sécurité
Les comptes rendus de 2025 évoquaient aussi les brises thermiques changeant de rive, les casiers de pêche et des zones de navigation très contraintes. Le défi ne se résume pas à pousser un IMOCA au maximum : il faut maintenir le bateau en mouvement dans les calmes, choisir le bon côté des îles et composer avec un environnement maritime dense et imprévisible.
Prologue et course au large : deux temps, deux spectacles
Le programme s'articule en deux actes. Les runs de vitesse du 2 juillet offrent une lecture immédiate depuis la côte — les IMOCA en mode sprint, proches du rivage. Le départ du 4 juillet lance la véritable épreuve : plusieurs jours de course au large où le rythme, la préservation du matériel et la qualité des choix de route feront la différence.
La composition exacte des équipages 2027 n'a pas été précisée dans l'annonce officielle. Le format 2025 — quatre marins par bateau, au moins une femme, un Onboard Reporter — reste la référence connue. Prudence toutefois : il serait prématuré de considérer ce cadre comme un règlement 2027 entièrement arrêté.
Un enjeu de championnat
La Course des Caps est classée Grade 3 au sein de l'IMOCA Globe Series, catégorie réservée aux courses de 1 000 à 2 500 milles nautiques. Chaque résultat alimente le classement annuel. L'enjeu est donc double pour les équipes : viser la victoire sur cette boucle exigeante et engranger des points précieux dans une hiérarchie où la régularité compte autant que l'exploit.
Retrouvez le calendrier complet des courses IMOCA sur spencer.club.
Les marins à suivre — sans start-list officielle
Aucun skipper ni bateau n'est encore nommé comme engagé pour 2027. Les repères ci-dessous sont issus de la première édition :
- Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) — vainqueur 2025, première victoire en IMOCA
- Élodie Bonafous (Association Petits Princes-Quéguiner) — deuxième, révélation de la classe
- Nicolas Lunven (Holcim-PRB) — troisième malgré un dommage au bout-dehors
- Thomas Ruyant (Vulnerable), Jérémie Beyou (Charal), Sam Davies (Initiatives-Cœur), Justine Mettraux (Teamwork-Team Snef) — figures du plateau international présentes en 2025
Le podium de Lunven, obtenu avec un bateau diminué, illustre la brutalité du parcours. La percée de Bonafous avait mis en lumière une nouvelle génération de projets IMOCA. Ces trajectoires serviront de grille de lecture quand le plateau 2027 sera dévoilé.
Un double défi : sportif et territorial
Sur l'eau, la course doit prouver qu'elle peut tenir sa promesse : un parcours technique de haute mer avec une narration lisible — un départ, une boucle identifiable, des passages spectaculaires, un retour à Boulogne. Les équipages capables de transformer rapidement les observations météo en décisions de route auront un avantage déterminant.
Sur la question du matériel, l'arbitrage sera permanent. Une option agressive peut rapporter du temps, mais une avarie coûte des places et compromet la suite de la saison Globe Series.
À terre, l'organisation annonce le retour des visites de bateaux, des rencontres avec les skippers, des conférences, des animations familiales et des actions de sensibilisation à l'environnement marin avec Nausicaá. L'ambition affichée : faire de Boulogne-sur-Mer un rendez-vous de référence en Europe pour la course au large et contribuer au rayonnement de l'économie maritime des Hauts-de-France.
Ce que l'on sait, ce qui reste à venir
Les fondations sont posées. Date du 4 juillet, départ de Boulogne-sur-Mer, boucle d'environ 2 000 milles autour des îles Britanniques, prologue le 2 juillet, intégration au championnat IMOCA Globe Series — tout cela est acté. La première édition a ajouté un palmarès crédible, une formule d'équipage identifiable et une audience massive à terre.
Mais la start-list nominative, le sens du parcours, le nombre de bateaux et la composition des équipages restent à publier. Cette part d'incertitude empêche de désigner un favori — et laisse aux organisateurs le temps de construire un plateau à la hauteur de l'ambition. Pour les marins, l'objectif sera de gagner une course de large technique tout en marquant des points dans un championnat annuel. Pour Boulogne, il s'agira de dépasser l'effet de nouveauté de 2025 et d'ancrer le rendez-vous dans la durée.
Comparez les IMOCA engagés et suivez l'actualité de la Course des Caps sur spencer.club.

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